Contraception : les Françaises pas suffisamment informées

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Il existe de nombreuses méthodes contraceptives mises au pointe par les différents laboratoires. Pourtant, le nombre de grossesses indésirées demeure relativement élevé dans de nombreux pays dont notamment la France. En Hexagone, ce sont près de 200 000 avortements qui sont pratiqués annuellement. Selon les études réalisées sur la question, le manque d’informations des Françaises sur les moyens contraceptifs serait à l’origine de cette situation alarmante.

Cette situation inquiétante est difficile à expliquer quand on sait qu’il y a une large gamme de méthodes de contraception proposées aux Françaises afin d’éviter les grossesses non désirées, sources de problèmes divers. Pilule, anneau vaginal, implant, DIU ou encore stérilet, les solutions existent pourtant. Elles sont très peu nombreuses, celles qui choisissent un contraceptif tel que le stérilet dont l’efficacité n’est plus à prouver. Une étude réalisée par Bayer HealthCare auprès de jeunes femmes âgées de 20 à 29 ans révèle qu’environ 77,2% d’entre elles n’ont jamais eu l’opportunité de se voir proposer ce dispositif intra-utérin. Ce qui est surprenant dans la mesure où cette solution durable réduit aussi de manière significative le risque d’oubli.

Sur la pilule d’urgence par exemple, les Françaises manquent cruellement d’informations. Ce sont plutôt des idées reçues sur ce moyen contraceptif empêchant pourtant une grossesse non désirée dans l’éventualité d’un oubli de la pilule. Mal informées, elles sont 51% à penser que ce médicament est similaire à une IVG. Pour 16% des femmes interrogées lors d’une enquête, la pilule du lendemain peut favoriser la stérilité.

Pour le Dr Christian, ce sont des idées très ancrées dans les mœurs et qui sont aujourd’hui un véritable frein à l’utilisation de cette méthode contraceptive par les Françaises. Pour lui, c’est au cours de la consultation médicale que toutes les informations permettant de lever les doutes doivent être fournies. Ce rôle revient aux gynécologues ou encore aux médecins généralistes.