Touchers vaginaux sans accord : Marisol Touraine dénonce cette pratique

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Les hôpitaux français auraient tendance à réaliser des touchers vaginaux et rectaux. Cela peut paraître anodin, mais un rapport stipule que le consentement ne serait pas donné. Ces pratiques seraient donc faites pendant que les patients dorment.

Un rapport glaçant sur les touchers vaginaux par des étudiants en médecine

La ministre de la Santé avait demandé l’ouverture d’une enquête après la diffusion d’une information glaçante. Au sein d’une université de médecine, des touchers vaginaux auraient été réalisés sans aucun consentement. Le rapport semble confirmer cette histoire et les pratiques sont qualifiées d’illégales par Marisol Touraine. L’affaire a donc pris une certaine ampleur depuis le 27 octobre, date à laquelle les résultats ont été partagés.

Dans 67 % des cas, des touchers sont réalisés sans consentement

Des étudiants en médecine effectueraient des touchers vaginaux et rectaux à des patients. Ces derniers ne peuvent en aucun cas partager un accord ou un désaccord puisqu’ils sont sous l’effet d’une anesthésie générale. Dans cette affaire, il semble très complexe d’avancer des chiffres précis concernant le taux de pratique, mais les faits seraient assez courants. Dans son rapport, la Conférence des doyens des facultés de médecine stipule tout de même que ces pratiques illégales sont réalisées dans 80 % des cas pour ceux qui disposent d’une formation approfondie. Le taux serait de 67 % pour les étudiants qui suivent une formation générale.

Une atteinte aux droits et à l’intégrité

Le rapport ne donne pas davantage de précisions sur la localisation, mais certains sites précis auraient tendance à réaliser des touchers rectaux et vaginaux, aucun nom n’a toutefois été transmis. Marisol Touraine condamne donc ces faits avec selon ses mots une « extrême fermeté » et elle estime que les conclusions de l’enquête sont « très préoccupantes ». Sans le consentement du patient, ces touchers portent ainsi « atteinte à l’intégrité » de la personne et à ses droits fondamentaux.