Burn out : que faire pour lutter contre l’épuisement professionnel ?

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Éprouver du stress au travail est un phénomène normal, voire même constructif s’il reste occasionnel. En revanche, dans le cas du burn out il devient dangereux pour la personne qui le subit en continu. Il est primordial de réagir dès les premiers symptômes pour ne pas se faire piéger dans cette spirale destructrice.

Identifier les signes précurseurs

Savoir les reconnaître dès leur apparition vous permettra d’éviter l’épuisement professionnel ou d’en limiter les effets néfastes :

  • fatigue intense et chronique
  • irritabilité, oublis
  • perte de l’estime de soi
  • démotivation
  • troubles psychosomatiques : migraines, mal de dos, d’estomac, hypertension,…
  • mauvais sommeil
  • inefficacité

La liste n’est malheureusement pas exhaustive.

Repenser son activité professionnelle

Au fil des mois vous vous êtes laissé submerger par le poids des tâches et des responsabilités, il est temps de reconsidérer vos fonctions et vos relations sur votre lieu de travail.

Prenez conscience que votre capacité de travail n’est pas infinie, concentrez vos efforts sur ce qui est réalisable pour éviter de faire un arrêt maladie pour cause de burn out. Apprenez à dire non et n’acceptez pas systématiquement toute nouvelle mission, vous gagnerez ainsi en considération et cela vous évitera que l’on vous en demande toujours plus. Il sera plus facile d’établir des priorités sans éparpiller vos efforts dans de multiples occupations.

Partager les tâches

Le souci de perfectionnisme empêche parfois de déléguer, il est pourtant bénéfique de s’alléger de certaines obligations en faisant confiance à ses collègues, ils en seront flattés. En instaurant cet esprit de cohésion et de solidarité vous vous sentirez moins isolé face à d’éventuelles difficultés tout en gérant mieux votre temps. Ne pas oublier d’appliquer ce principe à la maison, trop de mères de famille se retrouvent malheureusement seules à gérer les deux fronts.

Dédramatiser

Ne prenez pas trop à cœur les remarques de votre supérieur hiérarchique, elles ne sont pas destinées à vous blesser mais plutôt à vous aider à corriger certains de vos petits travers. Si les critiques vous affectent plus que de raison, tentez de les analyser à froid, vous comprendrez mieux le point de vue de la personne concernée. Cessez d’anticiper les éventuels tracas à venir et considérez plutôt les missions accomplies avec succès : cette attitude valorisante vous permettra de vous concentrer sur le travail en cours avec sérénité et efficacité.

S’intéresser et prendre des nouvelles des personnes qui partagent votre lieu de travail vous aidera à tisser des liens relationnels, vous vous rendrez au bureau avec plus d’entrain que si vous restez dans votre “coquille”.
Pensez à aménager votre espace personnel pour vous y sentir à l’aise et le retrouver chaque jour avec plaisir.

Savoir se couper du travail

Oui, il y a une autre vie en dehors du travail, mais les moyens de communication actuels tendent à faire disparaître les frontières entre le cercle de la vie professionnelle et celui de la vie privée. Ne vous rendez pas disponible à volonté en répondant aux appels de vos supérieurs ou collaborateurs, vous avez droit à la tranquillité. Sachez vous-même profiter pleinement de vos proches sans parasiter vos pensées par un dossier laissé en plan ou un client mécontent, tout cela peut attendre et finira bien par s’arranger.

Le burn out résultant d’un excès d’investissement personnel, il est essentiel de songer à son propre bien-être et panser ses plaies tant sur le plan physique que mental.

Un peu de philosophie

Pour être en mesure de repartir sur de nouvelles bases, mieux vaut redéfinir les vraies priorités et ne pas répéter les erreurs commises. L’aide d’un proche vous sera précieuse car il se peut qu’il vous manque le recul nécessaire pour les identifier.
Ne subissez pas cette période difficile mais acceptez-la comme une étape pour transformer votre vie. Autrement dit, considérez votre existence avec une approche différente : profitez du moment présent sans ressasser le passé ou se soucier de problèmes hypothétiques à venir. Votre entourage bénéficiera
autant que vous de cette attitude positive.

Changer son mode de vie

Pour chasser la fatigue tenace, rien de tel que s’occuper de son corps qui n’est pas une simple machine à tout faire. De plus, pratiquer une activité physique contribue à améliorer l’image que l’on a de soi et redonne confiance. Voici quelques conseils :

  • se relaxer : gymnastique douce, relaxation, yoga, petite sieste…
  • bouger : sports d’endurance tels que marche, course pied, vélo, natation
  • adopter une alimentation variée en évitant les excès de sucre et de graisse (il
    n’est cependant pas interdit de se faire plaisir ponctuellement)
  • limiter les excitants (alcool, café, thé) qui entretiennent l’état de stress et
    d’anxiété si l’on en abuse.
  • avoir un bon sommeil : vous dormirez mieux si vous pratiquez des activités
    physiques, attention toutefois aux sports intenses en toute fin de journée

Se faire plaisir

Vous allez apprendre à penser à vous en premier lieu et ne pas vous sacrifier constamment pour ménager le confort d’autrui au dépend du vôtre. Il ne s’agit pas de sombrer dans le narcissisme, mais de réserver des moments consacrés à des loisirs, tout simplement.Pour en trouver le temps n’hésitez pas à solliciter votre entourage pour partager les tâches quotidiennes. Vous retrouverez ainsi petit à petit le goût de vivre et cet épanouissement personnel vous permettra de vous ouvrir aux autres plus aisément.
Il suffit de renouer avec les plaisirs simples de la vie : une sortie restaurant avec des collègues ou au cinéma en famille, un bon livre, une séance chez l’esthéticienne…À vous de trouver ce qui vous correspond.

Si vous pensez souffrir d’épuisement professionnel, n’attendez pas pour réagir et chercher l’aide de vos proches, confiez-vous à une personne de confiance (parent, ami, médecin…) pour ne pas vous isoler dans votre détresse. Si malgré vos efforts vos symptômes venaient à persister, consultez un médecin. Il n’aura pas forcément recours aux médicaments mais pourra vous diriger en premier lieu vers des pratiques douces (hypnothérapie, sophrologie, acupuncture…), l’essentiel étant de ne pas laisser s’enraciner ce mal-être.

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